Kids Corner: Hook

1991

de: Steven Spielberg

avec: Dustin HoffmanRobin WilliamsJulia Roberts

“Salut Les Réfracteurs j’ai choisi Hook parce que j’adore le film et j’adore que Peter Pan soit un papa. Ma scène préférée c’est quand il apprend à voler. Bisous Les Refracteurs.”

Annah 6 ans et demi

Bon on va vous prévenir d’entrée: on peut pas gagner toutes les batailles. Sincèrement navré de vous l’apprendre mais quelques films chers à votre coeur laisseront la marmaille indifférente. C’est comme ça, inévitable, nos ancêtres sont passés par là et maintenant c’est notre tour de ressembler à de vieux croulants. Preuve aujourd’hui avec “Hook” dans le “Kids Corner”, qui a laissé Tsuyu sur une impression plus mitigée que toi Annah.

L’histoire de ce juteux carton au box-office, on la connaît tous: alors qu’il vit désormais dans le monde réel et qu’il a tout oublié de ses folles aventures, Peter Pan (Robin Williams) est rappelé au Pays imaginaire pour affronter l’infâme Crochet (Dustin Hoffman) et sauver ses propres enfants.

Rassurez-vous tout de même, on ne va pas insulter l’acteur si particulier de notre enfance, Robin Williams. Non, pour lui tout va bien, il passe l’épreuve du feu sans souci et Tsuyu a su apprécier ses facéties. Là où notre chaton nous agace un peu plus, c’est en dénigrant Dustin Hoffman. Merde, va vraiment falloir remédier à ça dans un futur proche, on peut pas dire n’importe quoi!

Non, la gêne qu’a éprouvé Tsuyu repose plus sur le rythme du film. Si la durée n’est pas un problème (notre complice est habituée), les longueurs inhérentes au récit ont complètement plombé son immersion. En un mot, le rythme qui fonctionnait assez unanimement sur notre génération semble daté aujourd’hui.

Hook illu

“Quand la France marque un but.”

À la vérité, contrairement à la plupart des enfants, le monde de Peter Pan ne parle que très peu à Tsuyu, bien qu’elle affectionne Disney. La mécanique de l’enfance qu’on voudrait voir s’éterniser ne lui parle pas encore. Même si certains enfants y sont sensibles plus tôt, la mini-réfractrice semble encore assez étrangère au concept de nostalgie (et tant mieux pour elle).

Intriguant presque même ce blocage tant le reste du film a réussi à la marquer. Elle s’est aisément reconnue dans les personnages enfants, à la différence de ceux adultes. Elle a même vibré dans les scènes qui implique Rufio, le bad-boy à l’iroquoise.

La musique l’a enchantée et ce témoin là est bien passé: manquerait plus qu’on insulte Dustin Hoffman et John Williams sous notre toit! Non réellement, le thème musical fonctionne, envoie de l’émotion dans tous les sens, c’est une fois de plus une belle collaboration entre le maestro et Steven Spielberg.

Enfin dernier point qui semble avoir passé le crash test sans embûche: tous les effets spéciaux. Le mélange entre numérique subtil et bons vieux trucages à l’ancienne fonctionne diablement bien. On retrouve le côté attachant des films de studio de l’époque, ces décors où tout semblait possible, surtout l’impossible.

Dommage donc de se braquer sur le montage quand le reste de l’emballage est réussi. Tant pis pour Tsuyu, nous on a particulièrement aimé replonger dans ce magnifique conte d’un des meilleurs raconteurs.

La note de Tsuyu

:5000

Trop de lourdeurs, un rythme trop déséquilibré: notre mini-réfractrice n’a pas vibré devant “Hook”. Sans doute le film est à un moment de sa vie où l’âge accuse un peu le coup mais tout le travail méticuleux pour lui donner vie est admirable.

Spike

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